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Les
cinquante premières souscriptions se verront offrir un
ex-libris couleur (voir ci-dessous) en édition limitée,
numéroté de 1 à 50 de l'illustration de couverture signé par
l'artiste, ainsi
qu'un poème inédit de l'auteur.

* En
outre, il a été tiré pour cet ouvrage 50 marque-pages illustrés,
numérotés et signés par l'auteure qui seront offerts aux 50
premiers souscripteurs. |
Ancienne muse
d'un écrivain, Ambre a trouvé son âme en devenant un vampire, en
brisant les images derrière lesquelles elle disparaissait. Tzigane devenu
immortel afin de venger les siens, Lazzo perd, chaque nuit, un peu plus sa
raison et se considère comme une aberration, un damné. Pour survivre et
contrer les machinations d'un monstre avide de puissance, Ambre et Lazzo
devront apprendre que l’espoir ne réside pas dans le Salut, la Rédemption
mais dans l’acceptation d'eux-mêmes – et de l'autre.
Préfacé par Jean Marigny, ce récit fantastique et épistolaire, libre
interprétation d’une des figures les plus émouvantes d’Á la
recherche du temps perdu, est suivi de Contes au clair de lune,
comprenant deux nouvelles fantastiques et une novella, "Ballade du
temps retrouvé" - hommage « vampirique » au poète François
Villon.
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Extrait :
Lettres
aux Ténèbres (roman) :
Les
deux sphinx gardant pour l’éternité leur pose enlacée, condamnés à
se renvoyer toujours la même image. Eux deux, face à face dans cette
petite pièce du musée d’Orsay. Subtile ironie. Mise en scène théâtrale.
Il
a un sourire amer, relève la tête, fixe quelques instants le vide. Un
personnage de scène — une marionnette de cire. Voilà ce qu’il est.
Voilà quel est son rôle. Le monde est son décor. Les humains, ses
spectateurs. Ils le remplissent de leurs émotions, de leurs peurs, de
leurs désirs. Dans les bras des femmes, il se sent vivant, lumineux. En
oublie souvent ce qu’il est. Jusqu’à ce que l’éminence de l’aube
le rappelle à sa condition.
Ambre.
Il ne pensait pas que cette rencontre serait la première d’une longue
succession d’entretiens. Il ne se souvient plus de la raison qui l’a
poussé à venir l’aborder. Curiosité, peut-être. Séduction du mystère.
Un des leurs l’avait renseigné : « Elle a inspiré l’un
des plus grands écrivains du siècle. Elle est revenue en France il y a
peu. »
Déception,
d’abord, parce qu’il n’avait cru voir en elle que la silhouette
d’une humaine isolée. Il se rappelle sa tenue. Long manteau brun rouge.
Cheveux d’or patiné, cascadant en boucles chatoyantes dans son dos.
Intemporelle. Cela aurait dû éveiller ses soupçons.
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